L’unité de recherche est constituée d’un ensemble en évolution de professeurs théoriciens et artistes ayant
en charge l’élaboration de programmes annuels ou
pluriannuels de recherche.
Identification et statut de la recherche
La notion de recherche est inhérente à l’activité artistique par
essence.
Cette notion est à mettre en relation étroite avec celles,
nombreuses, de création, de projet, travail, processus,
expérimentation, méthode et conditions d’inscription
culturelle, dont elle joue à la fois le rôle d’inducteur, de
qualificatif et de main-courante.
En effet si l’on considère que la recherche est l’ensemble
des travaux, des activités intellectuelles qui tendent à
la découverte de connaissances nouvelles et de moyens
d’expression, on comprend que celle-ci constitue une part
importante du projet.
Il serait donc très réducteur d’envisager l’activité artistique
exclusivement comme une « réponse sensible, réactive au
monde ».
La question de naguère formulée selon les termes « l’oeuvre
d’art est-elle un objet de connaissance ? » revêt tout son
sens dans le contexte actuel de l’enseignement, et tout
particulièrement si elle est abordée du point de vue de
l’auteur, c’est-à-dire, ici, de l’étudiant.
Car il s’agit en effet de mettre en oeuvre les conditions
d’émergence et de développement de la puissance
interrogative de toute recherche étudiante dans la
perspective d’élaboration d’une souveraineté artistique.
Si le champ culturel et les supports de restitution de l’activité
artistique sont initialement et majoritairement visuels, il n’en
demeure pas moins qu’un travail culturellement inscrit se
constitue, comme toute activité de recherche, d’une forme
de synthèse d’intuition (affects), d’observation (percepts)
et de réflexion (concepts) où le « désir » de découverte
est moteur et où les différences sont affaire de niveau de
puissance, d’intensité et de contextualisation des typologies
d’investissements dont les supports d’analyse s’apparentent
aux registres du discours et du texte.
Mais s’il existait une « spécificité » de la recherche artistique,
celle-ci résiderait probablement dans l’infinie diversité des
savoir-être orientant les savoirs et savoir-faire et composés
d’autant d’attitudes, postures et relations singulières au
monde qui, de la critique de l’activité artistique à la mise
en crise de l’oeuvre, reformulent infiniment une image de la
pensée qui emprunte sans cesse aux savoirs constitués et
traverse les disciplines instituées en sachant se défier d’ellemême.
De l’expérimentation au processus, de l’étude réitérée au
« travail » du medium, des questions sur le statut de l’artiste
à celles sur la fonction de l’oeuvre, la recherche artistique se
déploie à court, moyen et long terme dans la construction
d’un projet qui, de l’oeuvre (peinte, par exemple…) à l’oeuvre
(peint, par conséquent…), passe d’un genre syntaxique à
l’autre et d’un nombre à l’autre, (pluriel (« les » recherches
…) puis singulier (« la » recherche, donc…) et, ce faisant,
s’auto-génère dans le moment-même où elle va repensant
ses outils et redessinant la cartographie de ses territoires.
Part de la recherche
Une des difficultés consiste pour l’étudiant à inventer son propre champ de recherche et les outils nécessaires à celle-ci ; ce qui constitue un des enjeux majeurs de la phase projet du cursus d’études.
En phase projet, parallèlement au projet personnel, l’étudiant a la possibilité de participer aux différents « programmes de recherche » qui lui sont proposés sous la forme d’ARC, journées d’études, séminaires, qui vont lui permettre de mieux construire son propre projet.
C’est le temps pour l’étudiant de l’implication à l’activité de recherche dans un esprit de laboratoire, c’est-à-dire, dans une dynamique collective, complémentaire au «conventionnel» projet personnel. C’est aussi le moment paradoxal où l’étudiant va devoir associer des recherches plurielles et individuelles, à une recherche singulière et collective.
Ainsi, la recherche à l’ENBA de Lyon, tient une place prépondérante dans le cursus de l’étudiant, depuis les processus d’initiation au travail collectif jusqu’au développement d’un objet problématisé et à la circulation des résultats, dans la mesure où son objet principal est le rapport constant et construit de la théorie et de l’histoire avec l’oeuvre, laquelle à sa manière est sujet de réflexion et objet discursif.
Ce rapport s’inscrit dans l’histoire propre aux écoles d’art et leur contexte qui lient étroitement acquisition de compétences plastiques, expérimentation théorique et analyse critique.
Il s’agit alors de définir, mettre en place les contours, et pratiquer les critères, de ce que serait la recherche en école d’art, dans le moment même de son apparition et de sa conduite, en tenant compte des spécificités des pratiques, des systèmes de reconnaissance et de validation, et de leur relation au monde et à l’histoire.
L’objectif de la recherche se situe activement dans la relation entre théorie, méthodologie et pratique, qui, comme dans toute entreprise de cet ordre, se construit au plus près de l’objet étudié au moyen d’un faisceau de critères et d’instruments discursifs et non-discursifs.
Art contemporain
et temps de l'histoire
Séminaire organisé par l'ENBA Lyon en collaboration avec le Centre d’Histoire et Théorie des Arts de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris (CEHTA / EHESS), sous la direction de B.RÜDIGER et G.CARERI, depuis janvier 2004.
>>> INVITÉS ET COMPTE-RENDUS
Théories / Pratiques
Séminaire de philosophie sous forme de journées thématiques organisé par Bastien Gallet.
>>> PROGRAMME DES INTERVENTIONS
La Forme des Idées
du 16 au 19 décembre 2008 à l'ENBA Lyon.
du 13 au 17 avril 2009 à la Villa Arson, Nice.
www.laformedesidees.net
Projet de recherche dirigé par Bastien Gallet (Enba de Lyon) et Patrice Maniglier (Villa Arson de Nice)
Data data
Préfiguration d'un laboratoire de recherche consacré aux technologies numériques sous la direction de Catherine Beaugrand.
Station d'arts Poétiques
La Station d’arts poétiques est un programme de recherche théorique et de création dirigé vers l’écriture poétique en collaboration avec l’Ecole normale supérieure de Lettres et Sciences humaines.

