Unités de recherche


Depuis plusieurs années, la recherche à l’Ensba de Lyon, tient une place prépondérante dans la formation sous la forme d’une poursuite des travaux pour un petit nombre d’étudiants ayant obtenu leur DNSEP et sous la forme de l’adossement en années 4 et 5. Elle s’est plus précisément structurée à partir de la mise en place d’une unité de recherche dès l’année 2005 (projet « La construction du réel dans l’art contemporain financement DAP 2005-2006).
Une unité de recherche est constituée d’un ensemble en évolution de professeurs, théoriciens et artistes, ayant en charge l’élaboration de programmes annuels ou pluriannuels de recherche qui seront mis en œuvre dans une distribution pluri-disciplinaire.
Ces programmes conduits en partenariat avec quelques institutions ou laboratoires incluent la participation conjointe de jeunes chercheurs doctorants (EHESS par ex.) et de jeunes artistes issus de l’Ensba et titulaires du DNSEP ou participant au Post-diplôme de l’Ensba et d’autres écoles d’art.

Cette présence de la recherche se manifeste à l’état préparatoire dans le cursus de l’étudiant depuis les processus d’initiation au travail collectif jusqu’au développement d’un objet problématisé et à la circulation des résultats, dans la mesure où son objet principal est le rapport constant et construit de la théorie et de l’histoire avec l’oeuvre, laquelle à sa manière est sujet de réflexion et objet discursif. Ainsi dès l’année 1, en s’appuyant sur les connaissances acquises en cours théoriques, l’étudiant est amené à réaliser un mémoire dont l’évaluation est une part importante du passage en année 2. En année 2 et 3 (phase programme) l’accent est mis fortement sur l’acquisition des méthodes de recherche (archive, document, bibliothèque, Web, hypertexte, problématisation et généalogie) ainsi que sur la maîtrise du texte (ateliers d’écriture, esthétique, histoire des idées, rapports de stage…)
Cette relation particulière à la théorie s’inscrit dans l’histoire propre aux écoles d’art et leur contexte qui lient étroitement acquisition de compétences plastiques, expérimentation théorique et analyse critique. Il s’agit sans cesse de définir, mettre en place les contours, et pratiquer les critères, de ce que serait la recherche en école d’art, dans le moment même de son apparition et de sa conduite, en tenant compte des spécificités des pratiques, des systèmes de reconnaissance et de validation, et de leur relation au monde et à l’histoire.
Ainsi, l’objectif de la recherche se situe activement dans la relation entre théorie, méthodologie et pratique, qui, comme dans toute entreprise de cet ordre, se construit au plus près de l’objet étudié au moyen d’un faisceau de critères et d’instruments discursifs et non-discursifs.

L’étudiant en phase projet (années 4 et 5), parallèlement à son projet de recherche personnelle, a la possibilité de participer pour tout ou partie, selon les cas, aux différents programmes de recherche qui lui sont proposés et qui vont lui permettre de mieux construire son propre projet.
Une des difficultés consiste pour l’étudiant à inventer son propre champ de recherche et les outils nécessaires à celle-ci ; ce qui constitue un des enjeux majeurs de la phase projet du cursus d’études.
C’est le moment où l’étudiant s’engage dans l’activité de recherche dans un « esprit de laboratoire », c’est-à-dire, dans une dynamique collective, complémentaire au «conventionnel» projet personnel. C’est aussi le moment paradoxal où l’étudiant va devoir associer des recherches plurielles et individuelles, à une recherche singulière et collective.

La notion de recherche est inhérente à l’activité artistique par essence.
Cette notion est à mettre en relation étroite avec celles, nombreuses, de création, de projet, travail, processus, expérimentation, méthode et conditions d’inscription culturelle, dont elle joue à la fois le rôle d’inducteur, de qualificatif et de main-courante.
En effet si l’on considère que la recherche est l’ensemble des travaux, des activités intellectuelles qui tendent à la découverte de connaissances nouvelles et de moyens d’expression, on comprend que celle-ci constitue une part importante du projet.
Il serait donc très réducteur d’envisager l’activité artistique exclusivement comme une « réponse sensible, réactive au monde ».
La question de naguère formulée selon les termes « l’œuvre d’art est-elle un objet de connaissance ? » revêt tout son sens dans le contexte actuel de l’enseignement, et tout particulièrement si elle est abordée du point de vue de l’auteur, c’est-à-dire, ici, de l’étudiant.
Car il s’agit en effet de mettre en oeuvre les conditions d’émergence et de développement de la puissance interrogative de toute recherche étudiante dans la perspective d’élaboration d’une souveraineté artistique. Si le champ culturel et les supports de restitution de l’activité artistique sont initialement et majoritairement visuels, il n’en demeure pas moins qu’un travail culturellement inscrit se constitue, comme toute activité de recherche, d’une forme de synthèse d’intuition (affects), d’observation (percepts) et de réflexion (concepts) où le « désir » de découverte est moteur et où les différences sont affaire de niveau de puissance, d’intensité et de contextualisation des typologies d’investissements dont les supports d’analyse s’apparentent aux registres du discours et du texte.
Il est parfois d’usage de distinguer plusieurs types de recherche artistique ; il y aurait ainsi la recherche « en » art, la recherche « sur » l’art et la recherche « pour » l’art. Ces différentes approches sont manifestement présentes à des degrés divers, et le plus souvent de façon imbriquée au sein des programmes de recherche de l’Enba de Lyon.
Mais s’il existait une « spécificité » de la recherche artistique en école d’art, celle-ci, résiderait probablement dans l’infinie diversité des savoir-être orientant les savoirs (singularité des approches théoriques) et savoir-faire (appropriation technologique) et composée d’autant d’attitudes, postures et relations singulières au monde qui, de la critique de l’activité artistique à la mise en crise de l’oeuvre, reformulent infiniment une image de la pensée qui emprunte sans cesse aux savoirs constitués et traverse les disciplines instituées en sachant se défier d’elle-même.
De l’expérimentation au processus, de l’étude réitérée au « travail » du medium, des questions sur l’histoire de l’art ou sur le statut de l’artiste à celles sur la fonction de l’oeuvre, la recherche artistique se déploie à court, moyen et long terme dans la construction d’un projet qui, de l’oeuvre (peinte, par exemple…) à l’œuvre (peint, par conséquent…), passe d’un genre syntaxique à l’autre et d’un nombre à l’autre, pluriel (« les » recherches…) puis singulier
(« la » recherche, donc…) et, ce faisant, s’auto-génère dans le moment-même où elle va repensant ses outils et redessinant la cartographie de ses territoires.

Parts de la recherche en phase projet (dimension d’adossement)

Une des difficultés consiste pour l’étudiant à inventer son propre champ de recherche et les outils nécessaires à celle-ci; ce qui constitue un des enjeux majeurs de la phase projet du cursus d’études.
En phase projet, parallèlement au projet personnel, se voit offerte la possibilité de suivre les travaux et participer aux activités des équipes de chercheurs professeurs et jeunes artistes ex-étudiants engagés dans les programmes de recherche de 3ème cycle en cours. Ce temps de formation s’inscrivant dans le cadre de l’adossement à la recherche se concrétise dans la grille des cours sous la forme d’ARC, comprenant journées d’études, séminaires ou workshops.
C’est le temps pour l’étudiant de l’implication à l’activité de recherche dans un esprit de laboratoire, c’est-à-dire, dans une dynamique collective, complémentaire au «conventionnel» projet personnel. C’est aussi le moment paradoxal où l’étudiant va devoir associer des recherches plurielles et individuelles, à une recherche singulière et collective afin de mieux construire son propre projet.

Ainsi, la recherche à l’ENSBA de Lyon, tient une place prépondérante dans le cursus de l’étudiant, depuis les processus d’initiation au travail collectif jusqu’au développement d’un objet problématisé et à la circulation des résultats, dans la mesure où son objet principal est le rapport constant et construit de la théorie et de l’histoire avec l’oeuvre, laquelle à sa manière est sujet de réflexion et objet discursif.
Ce rapport s’inscrit dans l’histoire propre aux écoles d’art et leur contexte qui lient étroitement acquisition de compétences plastiques, expérimentation théorique et analyse critique.
Il s’agit alors de définir, mettre en place les contours, et pratiquer les critères, de ce que serait la recherche en école d’art, dans le moment même de son apparition et de sa conduite, en tenant compte des spécificités des pratiques, des systèmes de reconnaissance et de validation, et de leur relation au monde et à l’histoire.
L’objectif de la recherche se situe activement dans la relation entre théorie, méthodologie et pratique, qui, comme dans toute entreprise de cet ordre, se construit au plus près de l’objet étudié au moyen d’un faisceau de critères et d’instruments discursifs et non-discursifs.


Art contemporain
et temps de l'histoire

Séminaire organisé par l'ENSBA Lyon en collaboration avec le Centre d’Histoire et Théorie des Arts de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris (CEHTA / EHESS), sous la direction de B.RÜDIGER et G.CARERI, depuis janvier 2004.
>>> INVITÉS, COMPTE-RENDUS ET VIDÉOS



La Forme des Idées

www.laformedesidees.net

Projet de recherche dirigé par Bastien Gallet (Ensba de Lyon) et Patrice Maniglier (Villa Arson de Nice)




DatAData
Groupe de recherche consacré au questionnement théorique et pratique des nouveaux statuts des images dans la culture numérique, en partenariat avec des chercheurs du CREA, Centre de Recherches et d’Etudes Anthropologiques (Université Lumière Lyon 2) et du LIRIS, Laboratoire d'Informatique en Image et Systèmes d'information (UMR 5205 CNRS, de l'Université Claude Bernard Lyon 1), sous la direction de Catherine Beaugrand.

http://www.datadataensbalyon.fr/



Station d'arts Poétiques

La Station d’arts poétiques est un programme de recherche théorique et de création dirigé vers l’écriture poétique en collaboration avec l’Ecole normale supérieure.

>>> PRESENTATION




Unité de recherche 2004-2008:

La construction du réel
dans l'art contemporain



Unité de recherche 2006-2010:

Théories / Pratiques