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RÉALITÉS CONFONDUES
exposition du 9 avril au 29 mai 2010
vernissage jeudi 8 avril de 18 h à 21 h
ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h (métro Hôtel de Ville)
performance jeudi 13 mai à 18h30
parcours
EXTRA des NUITS SONORES
avec
Chewbacca (Andrew "Duracell" Dymond et Damien Grange), un duo rock-noise centré sur l’expérience physique des spectateurs dans un jeu de proximité et de déplacements.
RÉALITÉS CONFONDUES nous conduit vers différentes réalités spatio-temporelles à travers des oeuvres (visuelles, sculpturales, sonores) qui leurrent nos perceptions immédiates.
Fouad Bouchoucha présente deux nouvelles productions. La première,
Tautologie, est un disque format vinyle en verre sur lequel est gravé un signal sonore (la fréquence propre du disque lui-même). La fréquence de résonance est quant à elle donnée par la forme (le disque) et la matière (le verre). La deuxième,
1000Kilo, composée de deux blocs empilés semblables à des caissons de basse, est une imposante sculpture silencieuse qui reprend le vocabulaire des formes techniques dessinées par le son.
Aussi, l’artiste invite Chewbacca à réaliser un projet qui dans la répétition, engendre l’erreur et l’épuisement, comme les conditions mêmes d’une musique performative.
Les œuvres de
Fabrice Pichat déploient quant à elles, leur propre régime de formes et d’expériences. Le long des murs de La BF15, l’artiste assemble des tiges de bois bout à bout sur de grandes longueurs. Leur mise en vibration produit une spatialisation sonore et un phénomène visuel que l’artiste appelle "floutage".Ce phénomène se superpose à un signal sonore oscillant à la limite des infrasons. Ailleurs il présente
Sous influence, une table en aluminium dont les pieds cylindriques se réduisent exponentiellement en forme d’aiguilles jusqu’au sol.
The Time Machine de
Thomas Léon est inspirée du roman éponyme d’H.G Wells.
La vidéo emprunte au roman l’idée d’une organisation sociale bipolaire qui se traduit dans l’image par le découpage du cadre en deux parties égales (split screen horizontal). Deux plans séquences se déploient séparément. À mesure que le jour se lève sur la partie haute, la lumière pénètre dans l’espace du bas par des puits de lumière. La bande son qui accompagne l’installation vidéo est composée de nappes continues de sons synthétiques qui se superposent les unes aux autres, s’interpénétrent, faisant écho aux espaces modélisés (couloirs, étendues).