<<< hors murs
Une sélection d'étudiants
de l'École nationale des beaux-arts de Lyon
et de l'École supérieure des beaux-arts de Marseille


proposée par Anita Molinero
exposition du mardi 6 au mercredi 14 juin 2006
vernissage lundi 5 juin 2006 à 18:00

Sarah Anstett // Grégory Cuquel // Stéphanie Cherpin //
Philippe Chevrot // Boris Chouvellon // Sandro Della Noce //
Amance Durand // Vincent Drouhot // Alice Gadrey //
Yann Gerstberger // Nicolas Gomez // Benjamin Hochart //
Renaud Jerez // Guillaume Landron // Chloé Nicolaï //
Elise Rainguard // Roberto Verde // Cédric Vuagnat


District / Les Ateliers d’Artistes de la ville de Marseille
20, rue saint-Antoine 13002 Marseille

 www.reddistrict.org 

RLBQ - Reposer La Bonne Question
41, rue Tapis Vert 13001 Marseille

 www.rlbq.com 
Appeler «un chat» un «chat» n'a jamais empêché les souris de danser.

Chacune des sculptures de SCULPTOCRATIE est constituée d’appartenance au monde : assimilation du réel, en même temps qu’elle construit un monde en soi : la fierté de la sculpture au nom de l’œuvre. «Je me suis intéressé, dit Pierre Huyghe, aux personnages, à la voix, aux protocoles temporels, à l’image et il s’avère que cette chose-là s’appelle du cinéma». À l’inverse, nous pourrions dire, que dans cette exposition, ces choses-là sont LA SCULPTURE et il s’avère qu’elles sont faites de matériaux, de protocoles spatiaux, et de représentations. La nuance est importante, P. H, entend des voix, distingue des images et reconnaît des durées. Il ignore le nom de l’objet et le découvre, de manière presque fortuite : «C’est du cinéma!». Alors que dans cette exposition, les artistes ont en préambule un objet qui porte un nom :
«C’est de la sculpture».


Elles sont formellement arrogantes ou extravagantes. De reflets de soi, en trouvailles pour tous, chacune doit «jouer des coudes» pour trouver sa place. La difficulté qui parfois peut devenir un enjeu est double. Ces artistes ne peuvent ignorer ni la force de ce nom, ni celle du réel qui le constitue et l’environne. Ce qui les rend créatif n’est pas le déni du nom mais au contraire son affirmation. À la différence de Pierre Huyghe qui feint d’ignorer une identité trop lourde (sa relation au cinéma) ils feignent de s’y soumettre.

Nous avons accepté ce nom et dévoilé la feinte, en inventant un régime, un gouvernement : SCULPTOCRATIE, autoritaire et ridicule, évidemment temporaire et transitoire, pour le temps d’une exposition.


Anita Molinero