Veduta est un mot italien qui, dans son sens premier, signifie vue.
Ce terme apparaît dans l’histoire de l’art chez les peintres italiens de la Renaissance pour qualifier une fenêtre placée à l’intérieur de la scène d’un tableau ouvrant la perspective sur un paysage naturel ou urbain.
L’art, le territoire et réciproquement
Colloque interdisciplinaire
du 13 au 14 décembre 2007 en amphithéâtre
de l'École Nationale des Beaux-Arts de Lyon
Pour cette première édition 2007, Veduta Biennale de Lyon s’est organisée autour de trois volets :
• une exposition d’œuvres originales de huit artistes et collectifs au cœur de la ville, place des Terreaux à Lyon les 13 et 14 octobre
• des actions de médiation et de réseaux de mars 2007 à mars 2008, à l’échelle du Grand Lyon et de la Région Rhône-Alpes ainsi que trois projets d’insertion sociale et professionnelle.
• Le troisième volet est la tenue d’un ensemble de séminaires de réflexions avec le réseau des universités et des écoles d’art et d’architecture. Le colloque du 13 et 14 décembre en est le moment central.
Le colloque des 13 et 14 décembre 2007 affirme le choix de VEDUTA Biennale de Lyon d’être à la fois un dispositif de création artistique, un lieu d’expérimentation des modes de réception de l’art à l’échelle du territoire et un organisme de recherche et de production du savoir.
Sous le titre : « l’art, le territoire et réciproquement », le colloque pose la question du lien entre Art et territoire urbain. Actuellement 50 % des humains vivent en ville, et 80 % d'ici quelques décennies cohabiteront dans les grandes métropoles. Progressivement le mode de vie urbain devient un fait partagé par les six milliards d’êtres humains sur terre. Face à cet étalement urbain on remarque le développement d’une scène de l’art contemporain dans une échelle mondiale, manifestée entre autres par la multiplication des biennales, des musées, des centres alternatifs et des foires d’art contemporain de par le monde. Le développement de ces scènes artistiques est généralement lié à celui du développement de métropoles et de grands centres urbains (Miami, Dakar, Istanbul, Taipei, Vilnius…).
Comment dans cette situation globale poser la question « Art et Territoire »? Quelle lecture pouvons-nous faire des pratiques et comportements des artistes d’aujourd’hui face à un modèle de territoire urbain qui a priori semble se dupliquer de par le monde?
Afin de répondre à ces questionnements et de faire un état des lieux de la question nous avons choisi de réunir intellectuels et artistes autour de trois tables rondes :
la matinée du 13 décembre sera consacrée à poser les termes de la problématique, à questionner les rapports entre art et architecture, le lien entre les milieux et lieux de vie avec l’art de bâtir et, bien au delà, nous nous poserons la question de la place de l’art, et donc de l’imaginaire, à l’époque de la technique moderne.
L’après-midi nous essayerons de traduire les pratiques des artistes face au territoire et cerner la part de transformation que provoque le territoire dans la création artistique. Nous dialoguerons avec l’artiste palestinienne Ahlam Shibli autour de son travail entre Israël et Palestine et poserons les questions d’esthétiques, de liens et de non liens entre Art et Territoire avec historiens de l’art et philosophes.
La matinée du 14 décembre est un moment d’échange autour de quatre expériences d’artistes. Autour et avec Paul Ardenne, quatre artistes contemporains nous proposent une lecture de leur créations entre investir les lieux délaissés, penser le rapport entre local et global, considérer le territoire d’un point de vue historique et politique et définir la notion d’art et d’espace public. Paul Ardenne conclura le débat avec une traversé des pratiques Art et territoire : de l’exploration au lien tendu.